dimanche 14 janvier 2007

La vacuité perlée des dimanches d'hiver

Promis.
Promis une fois ces mots posés déposés arrachés de mon chagin je me tairai.
et le silence se fera doux.

Mais avant je dois me décharger de cette peine innefable.

La solitude vaine de ce dimanche à un goût amer.
je paresse parce qu'aujourdhui rien ne m'attire.

Hier, journée longue de morne tristesse.
la vase des vieilles douleurs qui recouvre ma joie de vivre.

La nausée.
Elle m'accuse de te blesser.
je ne supporte pas ça.

Du sel des flocons blancs une grotte saline où mon coeur est jeté.
En pature pour les cris sourds.

Quand je te blesse c'est moi que ça torture, tu sais.
Elle ne peut juger de ça.

de combien o combien je t'a...

Tu le sais toi.

alors vague à l'âme.

Les bateaux se jettent sur les blanches falaises.
les rescapés sont avalé par les flots glacés.
Horrible fin qui sanglote sur ma ligne funèbre.


Je sais plus ecrire maintenant.

Je ne sais plus, lecteur.
J'ai épuiser trop d'encre pour épancher mes rêves partis, mes chagrins et mes errances.

Tout m'échappe, moi y compris.
Je ne peux lutter contre les pleurs envahissants...
Je me noie dans ce lac que d'autre appeleraient tes yeux.

Je tremble.
Ce soir tout se meurt en moi.
Pas de cérémonie pour faire le deuil,
rien que du silence, du plat silence.

Je ne sais plus écrire,
et ca me fait peur.

J'ai honte de ces larmes obscures que je ne sais vous cacher, lecteur.

Je deviens misérable, qui osera m'achever?

Lui aussi me blesse,
ce sont des pierres tranchantes que ces repproches me lancent,
et il me fait douter.

Un dimanche qui s'achève un dimanche déchirant.

La pluie ruisselle mais ne lave pas ma peine.
La pluie coule sur les vitres coule sur mes hanches.
L'eau pénètre mes poumons c'est un ruisseau c'est un fleuve, un océan.
je suffoque de toi, j'ai besoin de toi.

Sur le quai du départ je le vois s'éloigner.
La scène répètée cent fois dans ma mémoire.
Il a compris qu'il lui fallait partir,
et moi regardez comme j'en tremble encore.

Pourquoi tout ressurgit ce soir?
Que me veulent-ils?

Le rasoir dans ma gorge qui ne veut pas passer,
le sang qui s'étale, la démence qui m'emporte dans ses bras de velours...

Prends ma main!
Prends ma main je t'en supplie,
Accompagne moi là où tout recommence,
à l'aurore du petit monde des tes bras de ta tendresse.

Il fait sombre ici.
Il fait sombre et j'ai froid.

Prends ma main contre toi réchauffe moi.

Pardon.

pardon d'écrire si mal ce soir!
de ne pas savoir te dire combien je tiens à toi,
et combien j'ai honte de ne pas trouver les mots.

Peur que tu ne l'acceptes pas, malgré ta foi en moi, malgré ton sourire.

Pardon mon ange.

Finalement je me suis peut etre trompée.
Finalement c'est impossible.


Dimanche.
En méandres de chagrin je suis enchevêtrée.
Dans les draps je cache mon visage défait
et je tords mes poignets.

Je suis floue,
onirisme vide et marée basse.

Plus personne ne me voit.

Tu ne me vois pas.


Tu es si loin mon amour.
Si loin que j'en frissonne.



c'est impossible, vraiment?




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