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mardi 14 août 2007

L'aveu




Si j'écris, c'est parce que j'aimerai jouer.

Désaccord du silence. qui lui peuplé de notes est la forêt où tes pas à tâtons me déportent.
La. Mi. Ré.
Sur le Sol étendue, je songe. Compose sans bruit.
Tambourine à toutes les portes.

Une ronde.
Et toutes ses soeurs qui s'étirent à portée, de main. de anche.

Des peaux tendues, cuivrées. Des voix. un coup de hâche dans le ventre, ce morceau là.
et l'autre qui fait pleurer les gosses à genoux sur leurs souvenirs.
Un corps gonflé d'amour comme une guitare qui chiale, solo.

sans la musique je serais partie, loin.
partition muette, je dors dans tes lignes.

sonate.
pieuvre liée aux fonds temps.
Chaque sanglot une note.
une nuit, ivresse.


lundi 28 mai 2007

Et que dansent les roses...

[Pink Martini Remember]


When I was just a little girl...



Dame oiselle qui virevolte, qui se pose sur une branche, fredonne, qui court sur les planches.

Ces petites morts, ces cassures qui étouffent l'enfance sous des sacs de soucis, qui nous font vivre plus fort, désespérement.


'Cause it comes from my heart



O fragrance immortelle, ô orgue de barbarie, qui déroule son papier de souvenirs.

Notes qui s'écoulent, qui résonnent. Ambrée, musquées, elles dévalent dans la coulisse, gourmande notre peau, nos sommeils échappés.

Le passé dans nos poches crevés, cet hier qui fait de nous des sultanes, des reines, et toutes ces belles années qui reposent, dans nos malles closes.
quand les jours d'avant se veulent inneffables,
se calfeutrent dans les recoins obscurs de nos mémoires brumeuses.



De la buée sur les vitres du train.


Que sera sera

Whatever will be will be

The future's not ours to see

Que sera sera


les soliflores, la solitude,

et les instruments de nos rêves.


Est-ce le ciel qui chuchote

ou bien,

juste le vent.


What should I try?


Je suis dans le train.

Les nuages s'accrochent aux mâts
des arbres piqués au ciel comme des bateaux à la dérive

du paysage en dépliant, du vrai et des miniatures opaques,
comme des ilôts de verdure dans le tableau du monde.

le chant noir de l'humus palpite sous nos doigts,
raconte les errances, les fugues, les disparitions.

La soledad, la soledad.

Bleue le trou sous la paupière basse,
la plaine humide. Longue et monotone comme un jour sans toi.
Le turquoise d'une encre, quand le délié de tes lettres me sauva la vie.

Main tendue par dessus la béance du rien.

Y aunque no quise el regreso,
siempre se vuelve al primer amor...


El sol se fue.

Un escalier infini aux marches de pierres,
gravis tant de fois que les jambes nous tirent encore,
d'un souvenir vigoureux sous la peau,
un muscle dans la mémoire, qui crie encore
l'ascension de l'enfance.



Volver...

dimanche 6 mai 2007

L'impasse



Arrimée au chagrin, dans cette rue j'échoue,
je me coule et me courbe, sur les trottoirs lépreux,
Réverbères et ferrailles, tendant leur cou au cieux,
Hautains me dévisagent, et se tiennent debout.

Nul échappatoire, nul passeur, nul Charon,
personne pour conduire ma triste farandole,
Nul Ciel, nul Enfer, que cette langueur molle,
et mes peines croupissant, dans ce bocal rond.

Plus rien que cette odeur, âcre et nauséabonde,
Enveloppant ma bouche et mes yeux et le monde.
Et mon âme en cavale, se trouve dans la cage
se projette et se cogne, sans se frayer passage.

Impuissante je glisse, et embrasse le sol,
Puis ma langue rapeuse va goûter le bitume,
Rebondi de soleil, portant son noir costume
Il déverse dans ma bouche, ses effluves d'alcool,

Mais la lumière déjà va se voir engloutir,
Au crépuscule naissant, mon nouvel abandon,
le bel astre mourant, chante ses derniers rayons
et moi assise dans l'ombre, je me sens tressaillir.

Je vois les vents monter, et souffler leur chanson
tourner, virer, hurler, appelant l'animal,
cet ouragan félin, qui sera mon féal,
à lutter pour sauver, un sursaut d'évasion.

Epuisée et transie, je tombe ventre à terre,
la solitude m'enlace, et je souffre et je meurs
Quand la Lune dans l'impasse, écoule ses lueurs,
Alors l'espoir vaincu, gonfle un peu ma misère.

C'est une barque que je pose, au creux du caniveau,
un bateau de papier sans mat une gondole
tel un oiseau fragile, plumes saoulées de pétrole,
c'est l'unique navire, qui avance en ces eaux.

Il dérive en silence, puis se perd et se noie,
Mon radeau chagriné sombre en despérances,
Mon radeau espéré, ne porte que l'absence
je le vois disparaître, et ma douleur s' accroît.

Ma prose retournée, grimpe sur les façades,
s'aggrippe aux murs, aux toits, aux goutières au balcons,
Tenter de s'élever, l'ultime aspiration,
L'écriture sera la dernière escapadade.

*


samedi 28 avril 2007

Immensités



Le désert. l'infini qui se mêle au jour éffacé, délivrant sa poudre claire,
immensités sablés où le regard vient échouer.

Amour, ô amour,
que ne viens tu as ton tour,
te perdre dans ses horizons pâles.

Balancement, navire, le dromadaire avance.
Tout n'est que calme, courbes, apaisement.

Au loin, les dunes enlacent le soleil, épousent le ciel qui ému en rougit.

Solitude miraculeuse,
pêchée dans le silence,
recueillie, délectée.

Et la beauté sauvage, paisible,
de ce désert étendu.

Le sol ondule,
le dromadaire abaisse son dos,
je glisse légère, glisse et touche terre.

Et le sable en filets d'argent, en caresses,
coule entre mes doigts ouverts.

Nul Créon pour faire trembler ma jeunesse,
le vent chuchote,
et la lumière qui s'allonge
poudroie sur nos paumes élancées,
nos épaules dénudées, satinées.

Le désert, blanc, couché de douceur,
emmêlé de rêves,
déroule son mystère sous nos pas étonnés.

Pas un mot, pas un souffle,
chacun cueille les roses
de sable de sa main,
chacun se saisit de cette sérénité,
Et moi, chavirée, j'écoute la prose que le vent sème au creux mon oreille.

Sous nos regards, nos inspirations,
le ciel se colore et se change,
peignant l'amour et la quiétude,
de ce jour déjà mourant.

Rose et puis orange,
soudain il s'empourpre,
revêt le toit du monde
de cette brume volupteuse.
.

samedi 14 avril 2007

Ruelles intérieures

On court sur les pavés, la nuit a encore englouti notre monde, et on attrape les ruelles en frappant le talon. Ma jupe se soulève et tu me tiens la main.

J'ai le coeur qui flotte, et puis le tien sous le voile.

Le souffle court, la montée des Epis qui semble s'allonger sous nos pas, et enfin, la porte, quelques marches, et lui qui vient nous ouvrir.

Brèves de sourire, paroles sur vos lèvres, je vous quitte pour mon voyage tranquille, visite peut être surannée, mais légère, et profonde, enchantée.

J'aime cette maison.

Nénuphars d'eau qui fleurissent sur le plâtre des murs. Les parois s'effritent, mais le ciel est déjà à l'intérieur.

Des visages, encadrés dans le souvenir. Des fils d'enfance qui s'entremêlent, ce jour-là qui ne veut se laisser oublier.

Le miroir qui s'incline, mon regard fatigué qui me fuit pour s'exasier ailleurs.

Des livres qui s'entassent, des mots empilés, pages lues, frôlées, avalées dans des crépuscules lunaires, des nuits blanches qui nous retiennent dans les tréfonds merveilleux de nos lectures.

Une lampe en galet, je ne comprends pas, mais la mer s'invite en catimini dans ma visite, et j'y plonge avec délice.

Des fauteuils au velour fleuri de boutons grenat, on devine leur caresse, et puis un ours en peluche qui n'a pas grandit, attendant les bras d'un môme pour recueillir sa tendresse de fourrure.

Une voix d'ailleurs, comme un peu de soul dans ma nuit... des accents ennivrants, jaillis de la petite radio.
Sous l'interrupteur, lumière et musique s'allient, mon doigt juste là et le film défile, je me sens transportée, si peu c'est vrai, et pourtant tout un monde.
Ce soir derrière le rideau blanc, drap de fortune, c'est le spectacle des moments de vie que l'on préserve qui vient de commencer.

L'art batifole sur les toiles, oui c'est de la gaité qui irise ces tableaux, couleurs pastels, et mon regard ne peut s'en détacher, et je coule dans la matière, je m'y glisse, je m'y fonds.

Le piano sommeille en attendant vos caresses, n'aspirant qu'à vos doigtés agiles pour cascader en ses touches d'ivoire, et la musique vient fredonner au creux de mon oreille, je rêve aux sonates délaissées, qui renaîtront bientôt...

Je voudrais raconter la cuisine et son évier de pierre, les pots aux secrets en dedans, la fleur de sel, je voudrais dire la petite cour et ses trésors de verdure, les murs qui accrochent le ciel, je pourrais vous les conter, mais je n'ai plus les mots, rien que cette ambiance douce et chaleureuse, cette maison de la rue qui penche, et mes détours, et mes pensées...

Mes ruelles intérieures...

(et quelques éléphants roses)



mercredi 11 avril 2007

Volver




Un soleil.

Un coeur battant.
Un main qui frémit, une frange en bataille.
La peau à peine colorée, un sac de cuir rouge.
Des tresses qui volent au vent,
un bracelet d'argent.

Je reviens.

*

lundi 5 mars 2007

Insomnio

El hombre se acuesta temprano. No puede conciliar el sueno.
Los ojos en el techo. Blanco, tan blanco.

El mudo es color de tristeza.
De basillo.

No puede dormir. Nunca puede dormir.
Todo se repite, cada noche, cada vez.

Dormir, o quizas, sonar...
Es su ultimo deseo.

Le parece al final la ùnica manera de sobrevivir, de escaparse de este cotidiano angustioso, de este mundo agonisante.

Mira al reloj.
Las once de la noche.

El tiempo se parece parado, crualmente immobil.

Une noche negra, espeza, infernal.

Insomnio.

Los minutos pasan lentamente, con un sadismo horrible.
Las manillas del reloj se hunden en su piel, dolorosamente.

No puede escapar a la consciensa de su vida.
En la immensidad del basillo de su vida.

Se pone a llorar. Lacrimas de pena, de abandon.
Se siente miserable, despreciable.

La realidad de esta noche le da ganas de vomitar.
Vomitar todo lo pasivo, lo mediocre de su existencia.
Vomitar el mismo : coràzon, su vientre tenso, sus tripas, su stomago, sus ojos ciegos...

Quiere dormir.

Piense solo en eso, no puede quitarse este idea de su mente.

Dormir, dormir, dormir.

Se pone a gritar. Pega en la pared, en la blaca pared, la dura pared que le mira con ironia.
Su mano se vuelve a estar rojo, llena de sangre.

Grita otra vez.
Dormir!


Su cabeza tropieza con la pared.

El dolor le hace abrir los ojos.

Con un temor insoportable, se da cuento de que son solo la nueves de la tarde.

Tiene que dormir de nuevo.

Insomnio.

vendredi 19 janvier 2007

you are my reflection

Je ne sais.
qui je suis où je vais.

ce que vaut ce que je fais.

Pour moi c'est vital.
Un souffle, l'eau qui me donne vie, la musique qui me berce.
Ecrire, sans cesse.

Mais, toi, qu'en penses tu?
Que t'inspirent ces mots écrits à la craie sur le grand tableau noir de mes mélancolies?
Pourquoi venez vous ici, me lire?
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