
mercredi 16 mai 2007
dimanche 25 mars 2007
Bric à Brac

[seul un mot de toi, peut-être,
me fera reprendre les mots,
seul ton regard admiratif,
me fera croire que cela en vaut la peine]
mardi 20 mars 2007
On dit pas je veux d'abord
Je veux me faire la malle, manger ton ventre et crayonner ta bouille.
Je veux juste foutre mes doigts dans la peinture et puis sur mes joues et puis sur les murs,
Dessiner le monde, dessiner des visages,
onirisme à pas cher qui crève la page en couleur.
Je veux des soleils carbone, du pastel sous les ongles, des cheveux ébouriffés.
Je veux t'aimer, je veux t'entendre rire, te donner la main en cachette, te faire grimper dans mon radeau de fortune, dans mes bras, te faire danser.
Je veux l'enfance, le manège, les étoiles bleues.
Je veux Mexico, ta bouche, une toile encore vierge.
Je veux voyager, croquer, dériver.
Je veux me sentir toute petite, je veux courir sur l'eau.
Je veux ta peau sous mes doigts, tes yeux verts de printemps,
je veux fredonner l'outre-ciel.
Je veux le temps des cerises, le fond de l'océan,
un crayon et des bulles.
Je veux pas travailler je veux bouffer la vie.
Je veux pas pleurer je veux te gribouiller.
Je veux t'écrire des lettres,
Dans des enveloppes toute petites.
Je veux rougir quand je croise tes yeux,
pour me noyer dedans.
Je veux l'encre de chine et l'orient et les fleurs.
Je veux peindre, je veux l'Astrolabe.
Je veux m'assoupir dans le creux de ton épaule.
Je veux ton souffle comme une berceuse à mon oreille.
Je veux des prairies, du fusain, un nuage.
Rien d'important, mais tout de précieux.
Je veux un croissant de Lune,
un cercle de lumière,
un triangle de chocolat.
Je veux toi, aussi.
dimanche 11 mars 2007
After the reading...
Toujours la nuit que j'ai envie d'écrire. Que je flotte entre mélancolie et espoir à fleur de peau.
Que je suis vague, marées, chagrin.
Le film passe très vite, en éclair s'illumine l'essentiel. La vérité en néon éclaire ma ville. Lis blanc dans le caniveau. Du vent claque sur les vitres. Un oiseau. Des étoiles. Réverbère éteint, l'eau avale les arbres.
La musique me prends à la gorge. Je pense à lui. Des noeuds. Je n'arrive pas à me détacher de la clarté lunaire de son sourire.
Je lui ai écrit une lettre. Il y a un temps, déjà. Pourquoi les mots m'échappent quand je voudrais dire l'amour, simplement? Pourquoi je m'y égare? Pourquoi j'ai peur qu'il n'y croit pas, qu'il ne comprenne pas.
Blues. Pas de violons, de trémolos. Les larmes ne viennent que dans le silence. Des pierres de verre qui roulent. Coulent.
Plan serré. Un visage. Des cheveux qui s'envolent, un regard ailleurs.
Ces images me touchent. Une façon de se poser sur les êtres, intime, respectueuse, douleureuse. D'effleurer leur détresse, de raconter leurs choix, leurs renoncements, leur combat.
C'est beau. C'est beau et ça me fait mal.
J'ai envie de partir, de balancer toutes ces futilités, ces choses sans importances auxquelles on s'attache faute d'oser admettre nos échecs, la vacuité de nos errances. Je voudrais chercher l'essentiel, aimer sans retenue, faire ce qui me tient vraiment à coeur, sans me mentir, sans me calfeutrer dans la facilité, sans dire ''on verra bien''...
Ne pas nouer d'attaches qui immobilisent, de garder que les liens qui élancent, qui jettent vers un toujours mieux. Avec des détails, des miettes, contruire en grand.
Ne pas regretter, ne plus pleurer. Oublier ce qui blesse, y revenir plus tard. Ne pas perdre des bouts de vie à trop demander pardon. Vouloir seulement changer les choses, et y croire. L'important est demain.
Je ne veux pas être lâche, passive. Les vrais combats sont ailleurs. Et en moi. Il faut qu'il le sache.
Je dois être fidèle à mes rêves, à mes passions.
Ne pas flancher, ne pas jouer aux fusillades quand au fond on s'aime. Ne pas faire comme eux tous. Ne pas attendre.
On n'a pas de temps à perdre. On ne peut pas se permettre d'hésiter, de se blesser, de se gâcher.
Trop de belles choses, de vrais combats doivent être menés. L'amour n'a pas de prix.
Devant l'écran lumineux tout ceci m'apparait.
Je le savais déjà.
Je ne doute plus.

samedi 3 février 2007
Retour masqué et barbapapa glacée
Je ne sais pas où, je vais.
Le voyage m'élance le jour, mon radeau m'emporte déjà.

lundi 29 janvier 2007
Mur de silence
Plutôt que du ciel fâné dépeindre des rêves, mouchoirs et vagabondage brouillés de cheveux épicés, petits matins mêlés d'envies avortées...
Plutôt que cette pagaille douce amère en brocante sous vos yeux, je vais me taire.
Pour quoi écrire?
Ma plume vire hors du papier, mes doigts caressent d'autres steppes immenses. Le bruit des touches s'éloigne, les mots se gèlent sur le seuil de ma bouche.
Une digue. Le fleuve de lettres vagues, de désespoir retenu ficelé d'encre débordante, un flot continu de larmes-libellules.
Je ne sais plus dire.
Ecrire m'échappe.
Dois-je encore poser des bouts de monde, des drapés de prose, des douceurs tintées d'exostisme dans cette danse verbale?
Dois-je encore écrire?
Sans vos pupilles gourmandes pour les cueillir, sans elles pour de mes divagations faire des bouquets à jeter en l'air en brassées d'artifice, elle serait vaine et sèche ma plume volante.
Mais ce soir, mais tous les autres soirs.. pour qui écrire?
Non mes mots ne valent plus rien.... des cailloux des branches tombées à terre des brins d'herbe un reflet dans le ruisseau une caresse sur ta main...
Si peu, vraiment.
Je vais les murer , un moment. Les retenir, les taire.
Ils n'apportent rien, ils ne sont même plus beaux.
Alors, une barrière de brume, une muraille de chagrin, un rempart d'espérance.
Une pallissade érigée avec des bricoles amassées, du doute vaporeux, de l'organza de larmes, un jupon d'insouciance, encore. Si peu...
Pas une bréche, pas une fenêtre ouverte, mes volets seront clos.
Je me retire, un moment.
Pas un bruit.
Juste le silence du doute.
.
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samedi 13 janvier 2007
Soliloque d'une huitre ivre de chagrin
Blop blop, des bulles.
parce qu'on n'est pas dans une série B, tout de même.
-il me manquait deux euros à la caisse du Super U, par conséquent j'ai dû largué ma bouteille du jus d'orange.
Aucun rapport:
(parce dans dans la vie rien n'est jamais au bon endroit)

